L’effarante version d’un médecin suisse accusé du viol d’une patiente

Depuis six ans, un médecin suisse se défend comme un diable contre l’accusation de viol portée par une patiente qu’il auscultait pour une lombalgie dans son cabinet attaché à une polyclinique. Reconnu coupable et condamné à quatre ans de prison en 2005, il retente sa chance ces jours-ci avec sa version effarante des faits après l’annulation de ce 1er jugement par le Tribunal fédéral pour preuves insuffisantes.

Âgée de 19 ans à l’époque, la plaignante en était à sa troisième consultation. Elle affirme avoir subi des attouchements qui n’avaient rien à voir avec l’examen pour un mal de dos. Il me faisait des compliments sur mon corps. J’étais couchée nue en chien de fusil sur la table d’auscultation. Il a tenté de me pénétrer. Je ne l’ai pas laissé faire. Puis il s’est masturbé et a éjaculé à côté de moi. Un test Adn a révélé la présence de quelques têtes de spermatozoïdes sur le slip de la jeune fille et d’un profil masculin présentant les mêmes caractéristiques que celui du médecin.

Le médecin conteste, affirmant avoir agi dans les règles de l’art. Il explique: Je souffre de diabète sévère et de problèmes de prostate avec des écoulements incontrôlables. La direction de la polyclinique m’avait autorisé à uriner dans le lavabo et à m’allonger entre deux consultations. Ce jour-là, du sperme s’est écoulé et était peut-être resté sur le bord du lavabo où cette patiente avait posé son string. A moins qu’il s’en trouvât encore sur mes mains au moment où je l’ai auscultée.

Pourquoi la plaignante aurait-elle inventé tout ça ? demande le président. Le médecin répond : Je suis d’origine serbe et de religion orthodoxe. Elle est bosniaque et de confession musulmane. Je ne peux exclure une motivation ethnique dans son comportement car elle a tenu des propos racistes à mon égard.

Source : 24 Heures

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