Accusé de cinq meurtres, le québécois menait une double vie

Un québécois de la région de Cincinnati, dans l’état américain de l’Ohio, accusé d’avoir poignardé à mort sa femme et d’avoir assassiné ses quatre enfants après avoir mis le feu à sa maison, fréquentait une danseuse nue lors des mois ayant précédé la tragédie et menait une double vie.

Voilà du moins ce qu’a affirmé un procureur américain, jeudi 17 avril 2008, un jour après que Michel Veillette se fut pendu dans sa cellule.

Robert Peeler, procureur de la municipalité de Mason, a indiqué que Veillette, âgé de 34 ans, originaire de Laval, en banlieue de Montréal, avait offert une bague à diamant d’une valeur de 2000 dollars à la danseuse nue, à Noël, et qu’il lui avait demandé de vivre avec lui en Caroline du Sud.

Selon Robert Peeler, des enquêteurs se sont rendus au Canada afin d’interroger la femme et une collègue du même établissement de danseuses nues à laquelle Veillette avait fait la cour. Les deux femmes, a ajouté le procureur, ont dit aux policiers que Veillette leur avait raconté la même histoire, soit qu’il n’était pas marié et n’avait pas d’enfants, avant de finalement entreprendre une liaison avec l’une après avoir été rejeté par l’autre.

Sous le coup de 13 chefs d’accusation de meurtre et de deux chefs d’incendie criminel, Veillette avait plaidé non coupable.

Le québécois attendait la tenue de son procès lorsqu’un agent de correction l’a trouvé gisant au sol dans sa cellule de la prison du comté de Warren, un drap noué autour du cou et attaché à un porte-serviettes, ont affirmé les autorités. Une autopsie n’a révélé aucune blessure autre que celles découlant de la pendaison, a indiqué le shérif Tom Ariss.

Les autorités soupçonnent Veillette d’avoir poignardé sa femme, Nadya Ferrari-Veillette, âgée de 33 ans, à la suite d’une dispute, le 11 janvier 2008. Il aurait ensuite mis le feu à la maison du couple, à Mason, quelque 30 kilomètres au nord-est de Cincinnati.

Les enfants, dont un était âgé de huit ans, l’autre de quatre ans et les deux derniers, jumeaux, de deux ans, sont morts victimes d’inhalation de fumée.

Robert Peeler a indiqué que la justice comptait des éléments de preuve contredisant la version des faits fournis à la police par l’accusé, qui a affirmé que son épouse avait provoqué l’incendie. Dans son rapport, le chef du service des incendies a écrit que la femme ne pouvait pas avoir déclenché le sinistre, a précisé le procureur.

Source : Canoë

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