Ivre sur son scooter, un manceau croise les policiers

Coupable d’un homicide involontaire en état d’ivresse au volant d’une voiture, il préfère le scooter, mais continue à boire.

L’affaire paraît simple, l’histoire est plus complexe. Loïc, 29 ans, bombers sombre, cheveux en brosse, comparait pour conduite en état d’ivresse et défaut d’assurance. Le 20 avril 2008, vers 18 h 00, il rentre de chez des amis en scooter. Des policiers le remarque : il zigzague. 2,5 g d’alcool dans le sang, les policiers trouvent aussi sur lui un Taser. Ce pistolet qui délivre des chocs électriques, il l’a acheté sur internet, pour [se] défendre, indique Loïc à l’audience.

Le président du tribunal remarque que son casier compte déjà trois condamnations. Toutes liées à l’alcool et la conduite, dont un homicide involontaire. D’ailleurs, le jeune homme est hanté par cet accident, c’est pour cela qu’il roule en scooter, plaide son avocat. Loïc reconnaît avoir un problème d’alcool et exprime le souhait de faire soigner. Je me rends compte que j’aurais pu tuer quelqu’un, réalise-t-il.

Reste cette histoire de pistolet électrique. Le procureur s’étonne : Quand on a été condamné pour port illégal d’arme, on ne se promène pas avec une telle arme.

Le président suit la réquisition du procureur. Loïc Margas est condamné à un an de prison, dont trois mois ferme, avec obligation de se faire soigner.

Source : Ma Ville

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