Condamnée pour avoir émasculé son compagnon
Une femme de 64 ans, Jocelyne Siekierkowski, a été condamnée mercredi 30 avril 2008 par la Cour d’assises de l’Aisne à Laon à 12 ans de réclusion criminelle pour avoir émasculé en juin 2005 Christophe, son compagnon, ce qu’elle a toujours contesté, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
L’avocat général avait requis une peine supérieure à 10 années de réclusion à l’encontre de la sexagénaire, qui comparaissait libre après avoir effectué près de dix mois de détention provisoire.
En juin 2005, son compagnon, âgé de 39 ans, avait été évacué d’urgence au Ch de St-Quentin, le sexe tranché. L’accusée avait elle-même donné l’alerte, expliquant que le chien du couple avait mordu et avalé le sexe de son concubin.
Cette thèse a été écartée après moulage de la mâchoire du chien. De plus, le canidé n’aurait sans doute pas été capable de rhabiller sa victime.
Aucune arme, ni le sexe de la victime n’avaient jamais été retrouvés.
Dans le coma à son arrivée à l’hôpital, l’homme, qui avait bu de l’alcool et consommé des médicaments, ne se souvenait de rien. Absent au procès, il présente depuis les faits de graves problèmes psychologiques et est hospitalisé dans une structure psychiatrique.
On va pouvoir me greffer quelque chose avait espéré Christophe quand il s’est réveillé à l’hôpital de St-Quentin. Il ne reste que deux centimètres, ça n’est pas assez pour une reconstruction, a indiqué l’urologue qui a opéré la malheureuse victime. C’est comme en cas de cancer de la verge. On reste amputé. La victime doit uriner comme une femme et n’a qu’une infime fonction sexuelle.
Christophe, aujourd’hui interné dans le sud de la France, s’il a manifesté un peu d’humour à l’hôpital de St-Quentin, est aujourd’hui dans un état psychiatrique très préoccupant.
Il était persuadé qu’il allait retrouver sa verge, a témoigné le médecin.
Christophe, s’il avait immédiatement éliminé la thèse du chien coupable, et récupéré l’animal auquel il était très attaché, avait sans doute du mal à imaginer que sa compagne l’avait émasculé. Il aurait confié à l’ancien mari de l’accusée, qu’il pensait que c’était peut-être lui qui s’était fait ça. Ni ce témoin, ni la victime n’ont pu être entendus au cours de ce procès.
Son avocat a précisé que l’altération de ses facultés mentales nécessitent un internement et un placement sous tutelle depuis décembre 2007.
Source : Le Parisien et L’Union
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