Sept ans de prison pour un quadragénaire pédophile

Le Tribunal correctionel de Nivelles a condamné mercredi 7 mai 2008 un pédophile quadragénaire, Pascal V., à sept ans de prison ferme pour viol et attentat à la pudeur sur une jeune adolescente et pour détention d’images pédopornographiques.

Une mise à la disposition du gouvernement pendant 10 ans a aussi été assortie à la peine et entrera en vigueur à l’issue de celle-ci. Les faits avaient été révélés à la suite d’une fugue de la victime en novembre dernier. Celle-ci avait alors expliqué avoir entretenu des relations sexuelles avec l’homme, rencontré via internet, quelques mois auparavant alors qu’elle n’avait pas encore 14 ans.

Elle s’était même retrouvée enceinte à la suite d’un rapport et avait dû se faire avorter. Sur les sites de rencontre, l’individu ne se présentait pas comme étant quelqu’un âgé de 40 ans. Après avoir convenu d’une rencontre, le quadragénaire a emmené à plusieurs reprises la jeune fille chez lui durant la nuit en vue d’avoir des rapports sexuels.

Consentante au départ, l’adolescente avait rapidement marqué son refus en raison de l’âge du prévenu mais aussi parce que celui-ci exigeait des rapports non protégés. Afin de garder l’adolescente sous son emprise, l’homme avait dès lors exercé une forme de chantage en menaçant de tout dire aux parents de la jeune fille si elle ne se laissait pas faire.

Finalement, l’adolescente révélera elle-même la nature de la relation. Sur base de ces informations, Pascal V. a été appréhendé. Lors d’une perquisition à son domicile, du matériel pédopornographique a été trouvé, de même qu’une lettre d’amour d’une autre adolescente.

En fouillant son passé, les enquêteurs ont également découvert que l’homme était coutumier de voyages en Thaïlande. Il était aussi connu de la justice pour des faits de mœurs. En janvier 1998, il avait déjà été condamné à deux ans de prison pour exhibition, attentat à la pudeur et le viol d’une polynésienne de moins de 14 ans. Les experts psychiatres avaient eux-mêmes décelé l’inexistence d’une remise en question de l’intéressé.

Source : 7 sur 7

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