Meurtre de Paulette Collet à Bourbourg, trois personnes en garde à vue

Trois bourbourgeois suspectés d’avoir participé au meurtre de Paulette Collet, dans la nuit du 19 avril 2008, sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la brigade territoriale de Bourbourg. La vieille femme, âgée de 79 ans avait été retrouvée lardée de 82 coups de couteau, sur son lit médicalisé, rue des Martyrs-de-la-Résistance. Hier, les gendarmes ont sondé toute la journée les abords d’un bras mort du canal, à la recherche de l’arme du crime. En vain.

L’enquête sur le meurtre de Paulette Collet a pris un tournant décisif, avant-hier soir, 7 mai 2008, avec l’arrestation de trois personnes.

Il s’agit de jeunes originaires de Bourbourg âgés d’un peu plus d’une vingtaine d’années, déjà connus de la justice.

Gardés à vue dans les locaux de la brigade territoriale de Bourbourg, ils ont commencé à fournir aux enquêteurs des éléments déterminants sur ce qui a pu se passer dans la nuit du 19 avril, au 21 rue des Martyrs-de-la-Résistance. L’octogénaire avait été retrouvée inerte au rez-de-chaussée de son habitation, le corps transpercé de 82 coups de couteau portés avec une sauvagerie hors norme, déclarait à l’époque le vice-procureur. Un ou plusieurs individus avaient réussi à pénétrer par effraction à l’intérieur du domicile de la veuve.

Dès les premières heures d’audition, l’un des protagonistes présumés de ce meurtre aurait indiqué aux gendarmes l’endroit où se trouverait l’arme blanche, un couteau, selon les résultats de l’autopsie.

Hier, 8 mai 2088, les investigations se sont orientées vers la recherche de ce couteau. D’après des témoignages de riverains, en début de matinée, l’un des gardés à vue aurait été sorti quelques minutes de sa geôle, puis conduit à l’îlot Ste-Sophie, un bras mort du canal de Bourbourg, pour montrer aux militaires l’endroit précis où il aurait jeté son arme et dans quelle direction.

Une équipe de plongeurs de la brigade nautique de Calais, épaulés par la section de recherches de Lille, les techniciens d’identification criminelle, la cellule d’investigation criminelle, la brigade territoriale de Bourbourg ainsi que quelques militaires de la compagnie de Dunkerque, ont sondé les abords envasés de ces eaux stagnantes. Les militaires n’auraient rien trouvé de probant.

Les recherches s’étant déroulées tout au long de la journée en plein cœur du centre-ville, la population a vite été alertée de la présence des nombreux enquêteurs, faisant naturellement le rapprochement avec le meurtre de la vieille dame.

Un acte qui avait frappé les esprits de cette ville d’à peine 7000 âmes. Ça doit être pour cette pauvre femme qui a été assassinée, commente un chef de famille sur sa bicyclette. Un piéton qui flâne sur la berge, observe les opérations : Il paraît qu’ils ont fait une descente en pleine journée pour arrêter des gens en plein Bourbourg.

La gendarmerie, qui n’a pas souhaité communiquer sur cette affaire, s’est contentée de chasser les nuées de curieux autour de l’îlot.

Les gardes à vue des trois bourbourgeois devaient se prolonger, hier, 8 avril 2008, en début de soirée. Les auditions en cours devront déterminer quelle a été l’implication de chacun, si des charges sérieuses pèsent contre eux.

Ils seraient alors présentés au juge d’instruction qui pourrait leur signifier leur mise en examen.

En attendant, la thèse du crime crapuleux demeurait privilégiée au moment des faits : une carte bleue et un chéquier avaient disparu de chez l’octogénaire.

La victime, une agricultrice à la retraite, avait été trouvée par son fils, baignant dans son sang sur son lit médicalisé. Elle avait succombé à une série de 82 coups de couteau portés avec une violence inouïe.

Source : Ma Ville et Ma Ville

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